Hausse des frais en 2026 : 7 leviers pour mieux les gérer à destination des hôteliers et loueurs saisonniers

Secrets de Pro | Optimiser Ses Revenus

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Cette année encore les voyageurs risquent d’avoir quelques surprises : frais de séjour, frais de ménage, frais de service, taxes de séjour, surtaxes locales… la liste s’allonge.
Mais pour les exploitants, le véritable choc est ailleurs : c’est une crise de la marge qui se profile.

Des hôtels aux locations de courte durée (LCD), les coûts de distribution, de logiciels, de paiement et de fiscalité ponctionnent une part toujours plus importante du même euro dépensé par le client. Nous assistons à une pression structurelle sur les coûts, très différente de l’inflation classique – et surtout beaucoup plus difficile à maîtriser.

Commissions OTAs : quand 15-25 % n’est que le point de départ

Booking.com, Airbnb, Expedia ou Abritel restent essentiels pour capter la demande, notamment internationale. Mais leur poids en commissions – généralement compris entre 15 et 25 % – n’a cessé d’augmenter.

Airbnb a longtemps fait figure d’exception, mais la plateforme a elle aussi revu son modèle « peu de frais côté hôte, beaucoup côté voyageur ». Quelle que soit la manière dont ces frais sont présentés, le coût ne disparaît jamais : il est simplement déplacé et impacte toujours la rentabilité finale.

La pression vient d’une accumulation progressive de contraintes notamment des OTAs qui :

  • imposent le prépaiement via leur propre système,
  • refusent que vous soyez le commerçant de référence,
  • dictent des règles de remboursement ou d’annulation peu favorables aux exploitants,
  • appliquent des commissions élevées sur des services à fort besoin de main-d’œuvre (comme le ménage),
  • ou obligent à collecter ces frais via leur plateforme plutôt que directement auprès du client.

À cela s’ajoutent les programmes « premium » : placements préférentiels, boosters de visibilité, programmes de paiement, statuts partenaires… autant de coûts supplémentaires censés améliorer la performance algorithmique, sans garantie de retour sur investissement équivalent.

PMS et tarification « au pourcentage des réservations » :
le partage de revenus silencieux

Les systèmes de gestion hôtelière (PMS) devaient apporter de la visibilité budgétaire. Et pourtant, une partie croissante du marché teste aujourd’hui des modèles tarifaires indexés sur le chiffre d’affaires.

Si de nombreux PMS hôteliers facturent encore à la chambre, certaines plateformes de gestion de locations et multicanales prélèvent désormais 2 à 5 % du revenu de chaque réservation. Sur le papier, les intérêts semblent alignés. En pratique, cela ajoute un coût supplémentaire à une réservation déjà amputée par les commissions OTA.

Ajoutez à cela les intégrations payantes – tarification dynamique, messagerie, gestion des propriétaires, housekeeping – souvent facturées par logement, par intégration ou par utilisateur. Résultat : une accumulation de coûts cachés. A l’inverse, un modèle d’abonnement « tout-en-un », avec un périmètre fonctionnel large et des frais transparents, permet de :

  • reprendre le contrôle sur les coûts fixes
  • réduire les doublons
  • simplifier les opérations

Moins d’outils, moins d’intégrations, moins de frais cachés.

Paiements : taux mixtes, marges cachées et pièges transfrontaliers

Les frais de paiement sont souvent perçus comme « maîtrisés ».
En réalité, ils s’accumulent : Aujourd’hui, les hôteliers paient entre 0,7 % et 3,5 % de frais de traitement des paiements par carte. Derrière ces chiffres se cachent souvent des taux “blended” qui agrègent interchange, frais de réseau et marge du prestataire – rendant toute analyse difficile.

Pour les établissements accueillant une clientèle internationale, la facture grimpe encore : majorations sur les paiements étrangers, frais de change sur les cartes étrangères, coûts liés aux rétrofacturations, exigences de dépôts minimum élevés, assurances intégrées ou produits annexes spécifiques à certaines plateformes, chacun ajoutant sa propre marge.

Réglementations et taxes de séjour :
une pression fiscale croissante

Parallèlement, les gouvernements considèrent de plus en plus l’hébergement touristique comme une base fiscale stratégique.

La France est l’un des pays européens les plus complexes en matière de taxe de séjour :

  • montants variables selon la commune,
  • calculs par personne, par nuit, par catégorie,
  • plafonds différents,
  • obligations de déclaration spécifiques.

À cela s’ajoutent :

  • la TVA (10 % ou 20 % selon les cas),
  • les obligations de déclaration pour les plateformes,
  • les contrôles accrus sur les locations de courte durée.

Pour les petits portefeuilles comme pour les gestionnaires multi-sites, l’erreur n’est plus une option.
La conformité devient un enjeu opérationnel autant que financier.

En 2026, choisir un PMS capable de calculer, appliquer et ajuster automatiquement les taxes locales françaises n’est plus un confort : c’est une nécessité.

Ce que les professionnels doivent faire dès maintenant

En 2026, protéger ses marges suppose de traiter les frais et taxes comme une catégorie de coûts pilotée, au même titre que n’importe quelle autre.

1. Etablir une vision réelle du coût par réservation

Ayez une visibilité concrète de votre revenu net réel, après :

  • commission OTA
  • frais PMS / logiciels
  • frais de paiement
  • taxe de séjour
  • TVA

Faites-le par type d’hébergement et par zone géographique.

Testez votre ratio de coûts : exprimez le total dépensé chez chaque fournisseur clé en pourcentage de votre chiffre d’affaires. Puis projetez-le à la hausse : ces coûts augmentent-ils au même rythme que vos revenus ou se stabilisent-ils avec l’échelle ?

Sans cette vision, impossible de piloter correctement ses tarifs ou ses canaux.

2. Rationaliser votre stack technologique

Listez tous les systèmes facturant par réservation, par chambre, par logement ou en pourcentage du revenu. Négociez, lorsque c’est possible, un passage à des modèles forfaitaires ou basés sur l’usage.
Intégrez les coûts de développement API, d’intégration, de support et de maintenance. Évitez de payer deux fois pour des fonctionnalités similaires, notamment via plusieurs channel managers ou systèmes de messagerie et gestion clients.

3. Reprendre le contrôle des paiements

Exigez de la transparence : détail des frais, distinction entre commissions, taxes et revenus, automatisation des encaissements et dépôts. Demandez à vos prestataires de détailler les frais et commission d’interchange, de réseau et marge pour vos principaux marchés. Comparez les modèles « blended » et « interchange + ». Dans de nombreux cas, sortir d’un taux fortement majoré permet de récupérer 20 à 30 points de base.

4. Gérer activement votre dépendance aux OTAs

Utilisez les OTAs comme vitrine pour capter la demande ou remplir les périodes creuses, mais investissez sérieusement dans la vente directe.
Travaillez votre narration, vos photos, vos avis, et gardez le contrôle de la relation client. SEO, AEO (Answer Engine Optimisation), emails, promotions, stratégies et programmes de fidélisation deviennent des leviers clés lors de la négociation des niveaux de commission et de la participation à d’autres programmes.

Privilégiez les OTAs qui vous laissent le choix d’être commerçant de référence, permettent une communication libre avec les clients et n’imposant pas la collecte de services annexes à forte commission.

5. Anticiper les taxes et participer au débat

Dans la plupart des pays, la fiscalité touristique est autant politique qu’économique. Passez par les organisations professionnelles pour influencer la mise en œuvre, la durée et l’usage des fonds.
Intégrez dès maintenant ces taxes dans votre stratégie tarifaire 2026 et choisissez des outils capables de calculer et d’appliquer automatiquement des règles fiscales complexes.

6. Partager la charge des coûts

La plupart des éditeurs de logiciels accordent des remises de volume aux sociétés de gestion. Répartissez ces coûts entre les propriétaires de votre portefeuille – même sans marge – pour améliorer immédiatement votre rentabilité, surtout lorsque les propriétaires bénéficient directement de l’outil.

7. Raconter une histoire de valeur, pas de remise

Quand les prix totaux deviennent plus transparents, la tentation est grande de baisser les tarifs pour « paraître moins cher ». C’est une course vers le bas.
À l’inverse, clarifiez ce que le client obtient réellement pour le prix global.

L’hôtellerie a surmonté les saisonnalités, les crises financières et les pandémies. Elle traverse aujourd’hui une nouvelle phase : la plateformisation, où des systèmes interconnectés se superposent et se disputent le rôle de hub central.

L’accumulation des frais, des logiciels, des intégrations API, des marges sur paiements, des contraintes réglementaires et des taxes touristiques peut devenir écrasante.

Plus que jamais, les exploitants doivent simplifier, mesurer l’impact réel de chaque plateforme, comprendre où va chaque centime d’une réservation et reprendre le contrôle de leur compte de résultat.

FAQs

Pourquoi mon taux de remplissage augmente mais pas ma rentabilité ?

Un bon taux d’occupation ne garantit pas une bonne rentabilité lorsque les coûts augmentent plus vite que les revenus. Commissions OTA, frais PMS, frais de paiement, taxes et services annexes s’additionnent sur chaque réservation, réduisant la marge nette.

Un PMS comme eviivo aide à visualiser le revenu net réel par réservation, par canal et par type d’hébergement, afin d’identifier précisément où la marge se dégrade et d’ajuster la stratégie.

Comment améliorer ses marges tout en maintenant un bon taux de remplissage ?


Améliorer ses marges passe par une meilleure maîtrise du mix de distribution et des coûts par réservation, pas uniquement par l’augmentation des prix ou du volume

Un PMS tout-en-un permet de centraliser OTAs, ventes directes, site de réservation, paiements et communication client, facilitant un rééquilibrage progressif vers des canaux plus rentables sans sacrifier le remplissage.

Quels sont les principaux coûts cachés qui impactent la rentabilité en hôtellerie et location courte durée ?

Les coûts cachés incluent les commissions OTA étendues (services annexes, programmes de visibilité), les PMS facturés en pourcentage du chiffre d’affaires, les intégrations payantes entre outils,
les frais de paiement peu transparents, la gestion manuelle de la fiscalité.

En regroupant l’essentiel des fonctions sur une seule plateforme, un PMS comme eviivo réduit l’empilement d’outils et limite les frais invisibles qui grignotent la rentabilité.

Comment réduire les frais de paiement dans l’hôtellerie et la location saisonnière ?

Réduire les frais de paiement nécessite :
– une meilleure transparence sur les taux appliqués
– la limitation des intermédiaires
– l’automatisation des encaissements, dépôts et remboursements

Un PMS intégrant nativement la gestion des paiements permet de simplifier les flux financiers, de réduire les erreurs et de mieux contrôler les coûts liés aux paiements, notamment pour une clientèle internationale.

Un PMS facturé en pourcentage des réservations est-il une bonne solution ?

Un PMS facturé en pourcentage peut sembler attractif au départ, mais il ajoute un coût variable à chaque réservation, y compris lorsque l’activité progresse.
À long terme, ce modèle peut limiter les gains de rentabilité et pénaliser les périodes de forte performance.

Un PMS à tarification transparente et forfaitaire, comme eviivo, offre une meilleure prévisibilité des coûts et permet aux exploitants de profiter pleinement de leur croissance sans voir leurs frais augmenter mécaniquement.

Comment choisir un PMS pour améliorer durablement la rentabilité de son établissement ?

Le bon PMS est celui qui permet de :
– centraliser distribution, paiements, communication et conformité
– réduire la dépendance aux OTAs
– automatiser les tâches chronophages
– et piloter précisément la rentabilité

Un PMS tout-en-un comme eviivo ne se contente pas de gérer les opérations : il aide les hôteliers et loueurs à reprendre le contrôle de leurs coûts, de leurs marges et de leur stratégie de distribution.

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